24 h en Renault Twizy 80 à Toulouse

 

Shift2drive.blog bleu
Visitez, partagez vos retours d’expérience, vos déplacements quotidiens à pieds, en vélo, vélo à assistance électrique véhicule électrique…

Allez sur   Open stret map Toulouse
pour vous permettre de vous repérer avrc les noms de rues et les quartiers que j’indique dans cet article.

INSIGHT TWIZY

Étape 1, de la Concession Renault États-Unis au Campus de Rangueil (17 km)

Le Twizy que l’on me prête pour cet essai de 24h est neuf, il  a très exactement 57 km quand j’en prends possession ce jeudi.

Passé l’acclimatation à cette nouvelle atmosphère de conduite, de l’ordre de une demi heure environ, on adhère ou pas à Twizy.
C’est un fait.

Bien que culminant  à un mètre quarante six du sol, on en est pas moins demi assis ou semi allongé au ras du bitume.
En effet la position de conduite bien calé dans la coque plastique du siège monobloc est  presque celle ci : ([  \_ >) *

([* siège arrière
\_* siège avant
>)* volant / tableau de bord / pare brise

On a donc le corps dans une position quasi similaire à celle d’un kart.

Avec une excellente vue de la route et de ses aspérités. Nous y reviendrons…

Les deux mains sur ce volant plastique quatre branches que Renault a muni  d’un airbag, on a pas d’effort particulier à fournir pour diriger Twizy,  les pneus Continental Eco Contact en 125/80 R 13 à  l’avant et 145/80 R 13 y sont  également pour beaucoup.
Bien que neufs, comme l’ensemble de Twizy, ils procurent un grip et  un confort de roulement correct sur un bitume parfaitement plan et neuf. Ce qui est une denrée rare à Toulouse.
Sur les saignées disséminées en abondance sur l’asphalte de l’agglomération toulousaine, les sensations sont plus contrastées.
La suspension typée sport avec un châssis conçu  par Renault Sport,  accroche vraiment bien le pavé et cela conjugué à un rayon de braquage hyper court de 6,8 m pour 2,8 tours de volant à crémaillère directe, c’est la grosse éclate!

Ça passe partout et si tant est que l’on ait bien anticipé le freinage simple passant par quatre disques pleins en 214 mm à l’avant et 204 mm de diamètre à l’arrière, ça freine aussi très bien.

Et ça accélère pas mal aussi.
A l’appui sur l’accélérateur, il y a un infime temps de latence de l’ordre d’un quart de seconde et wiiiiiiiiiizzzzzzsz!!! C’est parti!

Le but étant de s’insérer et non pas de faire un run urbain, c’est très correct. Je suis boulevard des Minimes et passe non loin du square Nougaro où celui-ci joua enfant. La ville occitane de Toulouse chante avec des accents de fin d’été qui n’a pas renoncé à  être chaleureux. Il fait déjà 20 degrés,  à 45 km/h les remous d’air sont quasi imperceptibles.

Je suis derrière un bus Tisseo, celui-ci roule au diesel, j’en ai l’absolue  certitude. Je pense qu’il y aurait moyen de déboiter et de le doubler, mais j’ai à peine Twizy en mains depuis un quart d’heure, faisons preuve de patience et de prudence. Pas d’erreur c’est bien du gazole…

Ça y est je suis sur le boulevard Pierre Sėmard au niveau de la gare Matabiau et une ribambelle de deux roues zig zaguent entre les fourgonnettes et les voitures.
Moi pas avec mon Twizy de un mètres vingt et quelques de large, je le sens moyen.                Je chemine ainsi jusqu’au Campus en passant au dessus du canal du midi après l’avoir longé sur les trois quarts des quatorze  kilomètres et demi du trajet.
Passage de barrières après avoir badgé, aouch! Ça passe vertébralement parlant.
Ça  a son petit succès ce Twizy,  les gens vous font des regards amusés, des sourires et quelques pouces levés aussi. Vigilance de rigueur sur cette voie judicieusement limitée à 30 km/h et où piétons et  véhicules divers se croisent au rythme d’un étudiant allant à son premier cours. Il faut intégrer le silence absolu du Twizy pour le monde extérieur.
Une petite molette à gauche permet de manifester sa présence, un bip bip à la Daft Punk résonne alors…

Étape 2_Court essai ( 9 kilomètres)

_Bref topo sur les manips pour F. qui découvre ce Twizy

Ouverture des portes en élytre dont  la poignée intérieure située légèrement en contrebas de chaque rétroviseur.
Avancer le siège avant au maximum pour permettre à mon mètre quatre vingt quatre de s’y glisser et de boucler sa ceinture de sécurité.
Une fois calé dans le siège arrière, on recule le siège avant pour permettre à la conductrice de prendre place.
Malgré mon mètre  quatre vingt quatre , mes jambes sont idéalement placées de chaque côté du siège avant et arrivent à peu près à hauteur des hanches de la conductrice qui mesure dans les un mètre soixante cinq. Elle attache sa ceinture et rabat les deux portières.
La clé de contact s’insère dans le Neiman à droite du volant comme sur toute autre voiture.
A gauche du volant un galet plastique à  poussoir accueille les touches
D
N
R

Et encore un peu plus à  gauche le bouton de warning.
Et c’est tout.
Il y a le frein à main sur la gauche un peu au dessus du genou gauche et très légèrement décalé par rapport à la pédale de frein. A droite de la pédale de frein, l’accélérateur.

Pour démarrer Twizy, on donne un premier quart de tour de clé et s’affichent de gauche à  droite sur le  fond gris bleu digital:

– la jauge de charge de batterie restante (une pile avec une dizaine   de barres)

– légèrement au dessus une flèche nous indiquera plus tard si nous récupérons de l’énergie à la décélération ou la puissance de l’accélération

– le rappel de sélection de rapport enclenché  (ou pas) pour le moment c’est N

– le gros 0 digital pour la vitesse

– en dessous en plus petit le kilométrage total ( clic sur l’extrémité du commodo droit et là c’est le kilométrage partiel, nouveau  clic et on a le kilométrage estimé restant )

Autour de ce compteur digital  et sur fond noir cette fois les indicateurs de frein à  main, de feux de croisement ou encore une fois un second quart de tour de clé et l’indication GO apparaît en vert. Comme il est d’usage pour passer en D  on laisse le pied appuyé sur la pédale de frein, idem pour R. Un petit son retentit indiquant que nous sommes  bien en R.
Pédale de frein relâchée; Twizy reste inerte, accélérateur appuyé et Twizy recule doucement. Ma collègue Chiara qui est à la manoeuvre passe la tête à  droite et jette un regard rapide dans le rétroviseur et hop passe en D.

Twizy se faufile entre les énormes masses des véhicules, la Panda de gauche ou la Twingo de droite paraissent énormes Premier dos d’âne , à 15 km/h c’est du velours. À  20 aussi, en fait faut y aller en sou – plé – ésse, c’est tout!

Chiara me dit qu’elle trouve ce véhiciule maniable et plein de  pêche.
La sensation de liberté est totale! Absolue. Etudiants en vélo, à  pieds se marrent en nous voyant. Ce drôle de bidule à  quatre roues donne une méga dose de joie de vivre.  Nous convenons qu’à notre départ du travail nous passerons par les boulevards et le centre ville.

étape 3_ Rangueuil, Saouzelong, Le Busca, Dupuy, Saint Aubin, Côte Pavée, Jolimont (14 km)

Départ et sortie du campus, passage au dessus de la rocade par le quartier Saouzelong.       Là le « dos de pyramide » y est légion, vous savez ces dos d’ânes couleur sable aux arêtes aiguisées de tout côtés et au « sommet » plat. Eh bien Twizy  y tient tout entier.

Voici le rond point des avions avec le sympathique bar « Les Avions » Rond point avalé goulument par Twizy qui se régale de ces enchaînements, sait prendre les virages à la corde et reprendre pleine ligne droite. Voilà qui justifie pleinement la suspension typée sport deTwizy 80,  ce kart électrique de 17 chevaux et quelques centaines de kilos.

Et nous voici maintenant boulevard monplaisir, le nez dans les arbres et les yeux dans le canal du midi. Passage devant le musée Georges Labit, le port Saint Sauveur puis le boulevard Léopold Escande  puis rue Riquet.

Un skater se marre et lève le pouce et ici une cycliste nous complimente sur le look et le fait qu’on ne l’entend pas ce Twizy. À l’intérieur si, en fait, il y a un bruit, pas dérangeant mais bien présent ( « bruit de réducteur » m’a dit Mr O de chez Renault). Un discret sifflement en fait. Autour de la place Saint Aubin puis de la rue de la Colombette de nouveaux sourires nous accompagnent. Nous montons maintenant l’avenue de la gloire et ça grimpe gentiment! Curieusement, cela paraît moins laborieux qu’en voiture.                    Au croisement avec le boulevard des crêtes, il freine nickel le Twizy.

Un motard en Honda Shadow nous rejoint.

-« C’est électrique, c’est ça?  » 😉

– oui et c’est super fun, mais à votre place je m’accrocherai, ça accélère fort! ;D

– « ok, je vous laisse deux mètres d’avance! 😉 »

Et il a dit vrai.

Il a mis un peu de temps à nous rattraper mais pas à nous dépasser…

Au feu d’après:

– » Ça part bien dites donc!  »

– Ouais et c’est tape cul, juste ce qu’il faut.

– « Salut! »

Voilà nous tournons vers le quartier Jolimont et je dépose Chiara.  Le compteur d’autonomie restante annonce 30 km.

Étape 4_Jolimont, La roseraie, Amourous, Croix Daurade, Borderouge (17 km)

Descente de la rue Dessales, rue pentue, s’il en est. L’autonomie restante est donc de 30 km en haut de la pente. Dans cette descente où je commence à maîtriser la bête, je lance Twizy à 25 km/h puis je cesse d’accélérer jusqu’en bas de la pente où tout en décélération j’arrive en freinant délicatement au feu.Eh bien, en bas de cette pente de 600 mètres environ, l’autonomie restante est maintenant de 32 kilomètres.

_La récupération d’énergie au freinage et à la décélération est efficace_

Je traverse la rue de Périole, les quartiers Roseraie et Amouroux en appliquant cette méthode du pulse and glide:  J’accélère assez vivement jusqu’à 45 à 50 km/h, je relâche légèrement l’accélérateur, la vitesse redescend vaguement à 40 km/h puis je ré accélère légèrement pour atteindre 42 / 43 km/h et je maintiens la pression sur l’accélérateur puis reste à vitesse constante.

Idem à la décélération ou au freinage.

L’autonomie restante est de 38 km, alors que j’ai parcouru 6 kilomètres.

J’envoie un SMS à ma petite soeur et lui propose de faire un tour, elle accepte. A sa demande, elle fera aussi le voyage à l’arrière, emmitouflée dans sa doudoune. C’est en direction de Borderouge que nous partons. Sur ce tour d’environ deux kilomètres avec son lot d’asphalte top qualité sur la plus grande partie et de creux et de bosses sur la dernière partie, on a droit a un panel assez complet du comportement de Twizy.

– « Accélère à fond pour voooooiiiireeeuuuhhh!!!

Ouuaaaiiis, ça envoie ce truc! »

De retour au parking sous sol.

– » Vas voir les parents demain avant de rendre ce truc, ils vont a-do-rer! Et merci pour l’essai, il est génial ce Twizy! »

dernière Étape (5)_Les Minimes, Compans Caffarelli, les Amidonniers, Saint Cyprien (10 km)

 

Départ à 8h15, direction quartier Saint Cyprien où habitent mes parents.

Autant après le retour de chez F, j’étais parvenu à « gagner » une dizaine de kilomètres autant le trajet de retour pour ramener mon épouse puis la démo donnée avec ma petite soeur ont mis une claque sévère à l’autonomie qui est descendue à 25 km.

Faut dire que pour faire la démo à la soeurette j’ai grave envoyé le steak!

Eh oui Twizy, comme toutes les voitures est sensible à la manière dont elle est conduite et cela a une incidence directe sur son autonomie.

Je pars donc chez mes parents à 6,5 kilomètres de chez moi.

Tout va bien jusqu’à Compans Caffarelli où là il y a un méga embouteillage.

Je me dis que faudrait pas que ça dure trop parce que je me vois pas pousser ce machin.

Un quart d’heure à l’arrêt complet

Et puis ça repart et je passe le pont des Catalans en sprintant à 45 km/h.

J’arrive chez mes parents et ma mère et mon père sont comme des gosses de 70 ans.

Ils s’émerveillent à la vue de cet engin et veulent tout savoir.

Ça y est mon père qui ne veut jamais entendre parler d’automatique ou de voiture électrique y va de son tour de roue.

On dirait bien que ça lui plait!

C’est la première fois que tous ceux à qui je fais essayer un véhicule y adhèrent et en redemandent!

Je dois repartir car il faut bien le rendre ce Twizy.

Je reprends le volant et là je m’amuse encore plus parce que je sais que je le rends dans un quart d’heure.

Donc j’envoie gentiment la pastèque en restant aux vitesses légales.

Ce qui est largement possible avec cette machine géniale qui répond immédiatement à toute sollicitation et procuré un plaisir réel à chaque tour de roue ou de volant.

Dernier feu vert avant les stand, la ligne droite de l’arrivée est en vue et voilà, je gare Twizy au cordeau.

Il reste 17 km d’autonomie le compteur total annonce 118 km. J’ai donc parcouru 61 km au volant de Twizy.

 

La recharge totale si la batterie de propulsion est vide est de 3h30 sur une prise secteur 220 Volts normale.

Renseignement pris le coût au kilométre de la recharge est de 1 Cent d’€uro.

Ainsi 100 Km parcourus c’est 1 €uro et 5000 Km c’est 50 €uros.

Cependant il faudra par exemple s’acquiter d’un forfait de location des batteries de 30 €/mois pour 2500 Km par an ou 50€/mois pour 5000 Km par an.

Shift 2 drive_960x552

Publicités

2 Comments

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s